N’allez plus à l’Université après le Baccalauréat. Attendez !!!

Hello la famille, j’espère que vous vous portez à merveille. Dans mon article de ce jour, je partage avec vous cette belle oeuvre de mon ami AZIFAN Gbèdolo Éric Johannès. En vue d’aider les jeunes bacheliers à faire le bon choix après l’obtention de leur bac, de leur permettre de vivre et non de survivre pendant leur cursus universitaire, il a concocté ce chef d’oeuvre qui met en avant les réalités du marché de l’emploi de nos jours .

J’ai eu l’honneur de parcourir son article avant de le mettre en ligne sur mon blog et je vous avoue que j’ai été séduite et bluffer par tout ce qui a été dit. Le monde a changé, les réalités ont changé. De ce fait, nous devons commencer par penser de façon raisonnable, réaliste et adapter nos actions, comportements, agissements à notre monde actuelle.

Avant d’aller plus loin, voyons en quelques phrases qui est AZIFAN Gbèdolo Éric Johannès.

Eric est un jeune béninois passionné de la musique, de la lecture, de l’écriture et de tout ce qui touche à l’art. Il a eu une licence en Administration du Travail et de la Sécurité Sociale. Il a co-fondé N-Sac, une start-up qui confectionne des sacs biodégradables à partir de papiers ciment recyclés. Actuellement, il suit une formation en peinture et travaille chaque jour pour trouver des techniques simples et pratiques qui permettront à n’importe qui d’avoir une vie saine, riche et épanouie.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet chers/es lecteurs/trices. Attention, l’article est super long et scinder en plusieurs parties. Alors, prenez vos popcorns, installez-vous confortablement !

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N’allez plus à l’Université après le Baccalauréat. Attendez !!!

Sommaire

Décryptage 1 : Vos choix définissent votre destination.

Décryptage 2 : La vraie vérité.

Décryptage 3 : Ce que je vous propose.

Décryptage 4 : Fin des fins.

Cher/es lauréat/es du Baccalauréat, je tiens au prime abord à vous féliciter pour votre diplôme. Merci d’avoir agrandi la famille des diplômés du baccalauréat de notre cher et beau Pays. Les longues journées en cours, les weekends de TD, les soirées d’études, les nuits blanches passées à réviser ont porté leurs fruits. Et comme ce n’est pas encore fini, vous comptez continuer. J’admire votre ténacité.

Certains parmi vous, auront leur premier moto, un téléphone plus avancé, une chambre à eux tout seul et d’autres seront à présent toujours frais puisqu’ils vivront à présent dans un réfrigérateur. Très cool. Vous allez pouvoir quitter les griffes de vos parents et passer cette fois-ci les weekends, pas dans une salle de classe mais plutôt à la plage, entre copains et copines. Waouh. Très excitant. Vous avez payé le prix de la liberté et vous êtes à présent libres.

Mais attention, il y a un piège dans cette histoire. Un piège qu’on n’aperçoit qu’après les 3 ans( licence) ou les 5 ans(Master). Le piège c’est qu’après votre sortie de l’Université, vous ne serez pas en mesure de faire une activité qui vous rendra automatiquement indépendant/e financièrement. Vous avez pendant tout ce temps dépendu de vos parents et à la sortie de l’Université,vous n’avez pas le choix que de continuer à l’être. Et quand certains parents s’en aperçoivent, ils réduisent votre argent de poche ou à défaut, ils vous coupent le robinet.

Le message est désormais clair : vous devez commencer à vous prendre en charge dès à présent. Mon objectif en écrivant ces lignes, ce n’est pas de vous interdire d’aller à l’Université, aucunement, j’ai appris beaucoup de choses en y allant et il y a des choses qui ne s’apprennent que là-bas, mon objectif est plutôt de vous recommander une alternative qui vous permettra non seulement de pouvoir être à l’aise financièrement pendant vos études et même après vos études, de ne pas attendre un oncle, une tante ou des prêts avant de faire ce que vous voulez.

Et pour ceux qui veulent en découdre avec l’école parce que leur cœur n’y est pas, je les encourage à le faire car à vouloir faire comme tout le monde, on finit toujours par devenir comme tout le monde. Mais lorsqu’on choisit sa propre voie, sa propre route, on finit toujours par vivre ce que tout le monde ne vivra peut-être jamais. Suivez-moi, je vous montre de quoi je parle.

Décryptage 1 : Vos choix définissent votre situation.

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Que vous le vouliez ou non, il vous faudra reconnaître que vous êtes où vous êtes à cause des choix que vous faites.Vous avez choisi d’avoir le Baccalauréat et vous l’avez eu en mettant du sérieux dans vos études. Ceux qui ont choisi d’échouer auront le plaisir de reprendre parce qu’au lieu de se mettre au pas, ils s’amusaient, ils préféraient zapper les chaînes et étaient plus dans leur téléphone que dans leurs cahiers.

Laissez-moi vous exposer une situation et vous verrez comment le choix détermine la qualité de notre vie. Prenons deux amis Michaël et Césaire qui ont décroché leur Bac D la même année. Michaël était passionné passionné par tout ce qui touche à l’architecture et le dessin industriel et Césaire était quant à lui passionné par tout ce qui touche au bois, aux meubles, à la décoration intérieure et il savait dessiner aussi. Tous deux ont décidé de s’inscrire à VERECHAGUINE(université spécialisé dans le génie civil).

Au lieu d’y aller la première année tout comme Césaire, Michaël prit la décision de discuter avec ses parents afin de prendre deux années sabbatiques pour aller se faire former en maçonnerie, en plomberie, en peinture et en carrelage. Césaire se moquait de lui et alla s’inscrire à VERECHAGUINE. Deux ans après, Michael s’inscrivit maintenant à ses propres frais grâce à l’argent qu’il avait gagné et économisé des différents chantiers sur lesquels il avait travaillé.

Notre grand Césaire était à présent en troisième année et en était fier. Et pourtant, pendant tout ce temps, il jonglait pour joindre les deux bouts car il dépendait toujours de ses parents, il réfléchissait par deux fois avant de sortir son argent. Michaël ayant payé ses frais d’études lui-même, les avait prises bien au sérieux et continuait de s’occuper en allant toujours à la conquête de chantiers pendant ses heures perdues. Ce qui faisait qu’il était équilibré financièrement.

Lorsque Michaël fut en année de licence et Césaire en Master 2, un de leur professeur les mit sur un marché de 100 millions pour la construction d’un immeuble. Le jour de l’entretien, Michaël avait quoi en poche ? Une licence en génie civil en plus d’au moins 5 attestations de ses différentes formations et Césaire avait quant à lui quoi ? Une licence et un Master.

Le client voulant un travail propre, bien fait et vite fait demanda à chacun de dire comment il pourra mener à bien ce projet. Michaël plongea en mentionnant toutes ses compétences et sa licence qui lui permettra de réussir l’architecture de l’immeuble dans les moindres détails et comme il a été sur des chantiers, il saura superviser les travaux et corriger au fur et à mesure les défauts qu’il y aura.

Césaire plongea à son tour. Selon vous, qu’est-ce qu’il peut dire de concret ? En effet, il mentionna ses diplômes et s’en tint à cela.

Lorsque le client les appela pour décider, il dit ceci: « il n’y a que ceux qui vont au marché qui connaissent ce qui s’y passe. Celui qui envoie les autres au marché n’a souvent aucune idée de ce que c’est. Je prime l’expérience et la compétence aux diplômes. Vous pouvez disposer. »

Qui a eu le marché d’après vous ?

Michaël absolument. Et c’est comme ça que sa vie a pris une autre tournure. Il recevait marché sur marché. Il alla sur internet et commanda toutes les machines qui lui faciliteront le travail sur ses chantiers. Il créa une entreprise et employa le personnel nécessaire.

Qu’en est-il de notre cher Césaire ?

Il allait de gauche à droite, dessinait des plans qu’il ne vendait pas, travaillait quelques mois sur un chantier avant d’être éjecté pour chercher à nouveau où pouvoir se glisser. En vérité je vous le dis, Michaël a pu fonder une belle famille et à 45 ans, il prit sa retraite et voyageait de nuits comme de jours alors que Césaire à continuer à se contenter de son joli bureau de 4 m² et se débattait toujours financièrement.

Qu’est-ce qui a été à l’origine de la différence entre Michaël et Césaire ?? Où seriez-vous dans dix(10) ans si vous choisissez d’aller à l’Université aujourd’hui ? Où seriez-vous dans (10) ans si, après mûre réflexion, vous choisissez d’entreprendre quelque chose aujourd’hui afin de répondre à un besoin de la société ?

Décryptage 2 : La vraie vérité.

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Avant de tout vous dire, sérieusement, dites-moi : POURQUOI VOULEZ-VOUS ALLER A L’UNIVERSITÉ ? Parce que c’est la suite logique du Baccalauréat ?
Pour avoir une Licence ? Un Master? Pour faire quoi après ?
Rester un peu au chômage ? Et être toujours dans la petite maisonnette de votre père à 25 ans, 28 ans , 30 ans en espérant qu’un miracle se produise ? Sérieusement ?

Trouver 10 ans après la période de chômage voulu et mérité, un emploi avec un salaire qui vous permettra de payer un terrain après 10 ans de service et construire votre maison après 20 ans voire 30 ans de service ? Aller vous asseoir dans un bureau du matin au soir, du lundi au vendredi voire même le samedi espérant avoir des promotions ?

C’est ce que vous voulez vraiment ? Au XXI ème siècle ? Nous sommes à l’ère des compétences, du savoir-faire, de l’excellence et non des diplômes. Des âmes moyennement éclairés vous diront que les diplômes permettent d’avoir de la compétence. C’est normal. Ils ne sont pas totalement éclairés. Seule l’expérience, seul le terrain vous permettra de dire que vous avez de la compétence.

Le reste, c’est de la masturbation intellectuelle.Vos parents eux, en leur temps, avait un emploi qui les attendait mais vous et moi, rien ne nous attends. C’est pourquoi, je vous demanderai de ne pas forcément suivre les désirs de vos parents concernant le choix de votre filière. Ne suivez pas non plus le classement du Ministère. Écoutez plutôt votre cœur. Observez les besoins de votre entourage, les besoins du pays avant de faire votre choix.

En effet, vos parents parce qu’ils n’ont pas pu faire une quelconque filière qui leur plaisait ou parce qu’ils aiment ce qu’ils font actuellement, voudront vous la proposer ou même vous l’imposer. Analysez et si ça ne vous intéresse pas, refusez. Ils sont eux et vous êtes vous et vous n’appartenez pas à la même époque. S’ils y tiennent, appelez vos oncles et tantes, exposez leur la situation.

Chaque matin, allez voir vos parents et dites leur ce que vous avez sur le cœur, dites leur que vous voudrez gagner votre vie tôt, vous prendre en charge, ne pas forcément dépendre d’eux, prendre en charge vos jeunes frères et sœurs d’ici là. Le but est de leur faire comprendre  que vous ne refusez pas l’Université mais que vous comptez faire ce qui vous permettra de ne pas vivre la même situation que les jeunes de votre temps.

En occident, l’école avec les différentes branches qu’elle propose, a pris tout son sens en raison des besoins des multinationales, des nouvelles activités qui se développent, des crises qui naissent , des échanges qu’il y a entre les pays et des formations pointues que cela nécessitait. Chaque entreprise, chaque individu, a son banquier, son médecin, son avocat, même l’avocat a son avocat personnel à lui aussi. Tu sors de l’Université avec de bonnes notes, on te branche à un nouveau-né et lorsqu’il bavera sur le capot de quelqu’un qui porte plainte, tu iras le défendre sa cause.

Donc chez eux là-bas, l’école répond à un besoin. Ici, elle répond à quoi exactement ?Nous, nous sommes encore loin de cet idéal mais nous avons recopié leur système éducatif. En droit administratif, on appelle ça « le mimétisme administratif ». Au moins, ils m’ont enseigné cela à l’Université et je les remercie.

Vous irez faire Banque et Finance ou Economie et gestion mais dites-moi : Combien de banques avons nous au Bénin ? Combien de structures financières sont créés chaque année au Bénin ? Combien de comptable une entreprise recrute t – elle ? Combien de secrétaire une entreprise recrute chaque année ? Ils ne vous poseront jamais ces questions à l’Université.

Ils vont plutôt, vous apprendre comment le système comptable, bancaire, financier fonctionne. Mais ils ne vous diront pas non plus, comment vous devez gérer votre propre salaire à la fin du mois. Parce que eux-mêmes ne savent pas comment le gérer et ils ne s’inquiètent même pas de ce fait.

Ils viendront les premiers jours en voiture et les autres jours, tu les verras, très équilibrés sur une moto et quand on leur demande ce qui se passe, ils répondent ceci : j’économise. Un professeur d’économie qui économise. Voilà qui tient très bien la route.Voulez-vous toujours prendre cette même voie ?

Décryptage 3 : Ce que je vous propose.

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J’ai eu le plaisir de lire un article de presse à travers lequel l’actuel recteur, le Professeur Maxime Da-Cruz, faisait mention de ce que, en leur temps, l’emploi était disponible et les attendait à leur sortie et qu’aujourd’hui, la jeunesse devrait penser dans une dynamique de création d’emplois.

Voyez-vous ? Même le recteur en est conscient. Plus de 20.000 étudiants sortent chaque année des différentes Universités. La filière que vous comptez faire actuellement, des gens l’ont faite il y a 5 ans et ils sont toujours au chômage. Qu’en sera-t-il de vous? Pensez vous qu’il y aura un miracle dans votre cas ? Rêvez toujours. Le seul miracle, c’est que vous fassiez autre chose que ce que font les autres, que vous cherchiez un potentiel marché en expansion et que vous vous y évertuez à répondre aux besoins de ce marché.

Je me suis amusé à répertorier des activités qui pourront vous permettre de sortir de la masse et gagner de l’argent tout en étant à l’Université. Mais avant, je vous inviterais à répondre à quelques questions. Elles vous permettront d’identifier quelle activité choisir dans le fameux répertoire.

Qu’est qui vous passionne ?
Qu’est-ce qui vous enthousiasme ?
Qu’est-ce que vous aimez faire à cœur joie ?
Qu’est-ce que vous pouvez apprendre et faire aujourd’hui qui vous permettra à la sortie de l’Université non seulement de continuer à gagner votre vie mais aussi à investir dans vos projets ?
Quels sont vos besoins les plus courants ?
Dans quoi est-ce que vous mettez souvent votre argent ?

Avez-vous répondu ? Maintenant, vous irez voir vos parents et vous leur direz que vous allez prendre une ou deux années sabbatiques afin de vous former dans au moins 3 différentes activités rémunératrices en attendant que le COVID 19 finit sa partie.

Quels avantages auront-ils s’ils acceptaient votre proposition ? Cela leur permettra de :

1- Garder la scolarité, les frais d’uniforme, le loyer ou les déplacements dans leur poche et en faire autre chose pour l’instant.
2- Ne pas devoir vous activer un forfait illimité chaque mois pour que vous puissiez suivre les cours en ligne et payer les frais de photocopie.
3- Commencer à faire face vous-même à certaines charges avec les formations que vous suivez déjà.
4- D’être indépendant/e quand vous serez, deux ans après, à l’Université. Ils ne vont donc plus s’inquiéter de ce que vous aurez à manger ou pas.

Car avec la pandémie, certains cours se dérouleront en ligne donc vous n’allez rien apprendre de concret. Formez vous donc en attendant que le COVID s’en aille.
Et après ça, vous pouvez désormais vous inscrire à l’Université, si vous le voulez, avec l’intention de rendre service à vos amis et gagner de l’argent.

Voici quelques activités que je vous suggère :

La vente des unités : combien dépensez-vous en moyenne par semaine pour vos appels et forfaits Internet ? Après avoir trouvé le montant, sachez que c’est approximativement le même montant que vos amis utilisent pour cette cause. Achetez un petit téléphone, achetez les deux sims ( MOOV, MTN) et rendez service à vos amis. S’ils dépensent au moins 500f/semaine et si vous rendez service à 50 parmi eux, vous aurez 25000f la semaine et 100.000f le mois. Je ne sais pas à combien s’élèvera votre bénéfice, mais essayez quand même.

La peinture : qui construit aujourd’hui sans penser à la peinture ne serait-ce que pour le salon ? Qui s’installe aujourd’hui dans une nouvelle boutique sans changer la peinture ?

Le carrelage : qui construit aujourd’hui sans penser mettre des carreaux quelque part ? Qui rénove un immeuble sans changer le carrelage ou l’y mettre ?

La Coiffure : vos cheveux ont ils cesser de pousser ? Avez vous déjà vu une fille digne de ce nom ne jamais se pointer chez sa coiffeuse ne serait-ce qu’une fois le mois pour se faire une nouvelle tresse ?

La Couture et le Stylisme : portez-vous toujours le pagne que vous avez cousu il y a 4 ans ? Combien d’habits cousez vous chaque année et combien dépensez vous pour ce fait ? Avez-vous déjà vu un modèle de vêtements qui vous a plu ? Savez-vous que vous pouvez vous faire payer un réalisant des modèles ? La mode est en pleine expansion.

La Sérigraphie : n’avez-vous jamais porté un tee-shirt sur lequel il a été imprimé une phrase ou un logo ? Qui l’a fait et combien ça coûte ?

La Photographie : n’aimeriez-vous pas que quelqu’un prenne une belle photo de vous dans les gazons de Novotel ? Quelle particularité voyez-vous aujourd’hui dans les photos publiées sur les réseaux sociaux ? Que du shooting.

La Plomberie : n’avez-vous jamais eu de problème avec votre robinet ? Ou le tuyau qui draine l’eau jusqu’à votre chambre n’a t’il jamais été cassé par des travaux ? Qui a-t-on appelé et combien il a pris ?

L’installation d’Antenne parabolique : sortez de chez vous et marchez vers la grande voie et amusez-vous à compter le nombre d’antennes paraboliques. Multipliez le nombre par 5000f. Vos chaînes n’ont – elles pas cryptées après un vent fort ou une pluie ? Qui avez vous appelé ? Combien il a pris cette fois-ci ?

La vente : êtes-vous doué pour la vente ? Quels sont les besoins de votre entourage ? Souscrivez à des services pour satisfaire leurs besoins.

La cordonnerie : votre chaussure ne vous a jamais lâché ? Vous n’avez jamais ciré votre cuir ? Complimentez vos professeurs, vos amis sur la qualité de leurs chaussures et offrez vos services. Allez sur youtube et apprenez le nécessaire. Allez jusque chez eux pour le faire. 

La Pédicure, manucure, les faux ongles, les faux cils et le maquillage : vous avez vu tout ce que nos sœurs mettent juste sur le visage pour une simple sortie? Prenez le temps de regarder les doigts des filles que vous croisez. Vous voyez quoi ? De faux ongles ? Oui mais sachez aussi que c’est de l’argent.

Il y a heureusement des filières qui sont en lien direct avec des besoins et que vous pouvez donc combiner avec votre gagne-pain. Donc vous n’aurez pas besoin de prendre une année sabbatique seulement, vous serez limité quant au nombre de compétences.

La Musique : qui peut dire dans ce monde qu’il n’aime pas la musique ? Êtes vous passionné par la musique ? Allez à l’ INMAAC, apprenez et les weekends allez montrer ce que vous avez dans le ventre à des manifestations. On vous payera en plus. Moi je jouais à ma flûte et les filles me payaient.

La Cuisine : vous aimez être dans les casseroles ? Parfait. Inscrivez vous à LHT et quand vous rentrez les soirs chez vous, faites de petits fours, des pains et du yaourt pour le lendemain et ce, tous les jours. Une de mes cousines l’a fait. Elle vit très bien.

La Mécanique : vous aimez fouiner vos narines dans les moteurs ? Parfait. Allez à l’EPAC, apprenez et les weekends, promenez vous pour voir si le tonton qui a La Mercedes que vous aimez tant a au moins changer son huile à moteur ou proposez lui de lui nettoyer la voiture les weekends. Établissez à vos amis motocyclistes, étudiants comme vous, un calendrier de vidange pour leur moto. Et soutirez leur une partie de leur argent de poche. 

L’Informatique : vous aimez les codes? Vous aimeriez développer des applications pour des sociétés ? Inscrivez vous à l’IFRI, apprenez et allez dans les structures pour connaître leur besoin dans ce domaine. Recensez toutes les structures ayant des ordinateurs et établissez leur un calendrier de maintenance ; trouvez un tuyau afin de pouvoir offrir un service d’antivirus et suivez la période de validité de ces derniers pour chaque ordinateur. Cela vous permettra de vous repointer au moment opportun.

Pour ceux qui disent qu’ils ne peuvent pas faire ces petites activités, asseyez-vous, j’ai quelques questions à vous poser.

Avez-vous vous honte de prendre votre argent de poche ?
Ne pouvez-vous pas faire quelque chose et être rémunéré en retour ? Ou bien vous voulez toujours tendre la main ?
Entre avaler votre honte, sacrifier une ou deux années, revenir à l’Université et offrir vos services et gagner votre argent et vous inscrire et délayer régulièrement sur des mois et ne pas pouvoir faire des sorties entre amis parce que vous êtes à sec, vous choisissez quoi ?
Entre faire ces petites activités, en avoir pour votre poche et inviter un de ses weekends dans un endroit chic une qui vous plaît en espérant lui briser après le cœur ou être celui qu’on doigte comme le miséreux de la boîte, vous préférez quoi ?

Décryptage 4 : Fin des fins.

Pourquoi selon vous ai-je passé mon temps à écrire toute cette histoire ? Pour le plaisir ? parce qu’il m’a plu d’aligner quelques mots et jeter quelques idées ? Parce que je n’ai pas quelque chose d’important à faire ?

Quand j’avais choisi de faire l’Administration, des parents m’ont encouragé à le faire « Guette un concours à la fin de ta formation, dépose ton CV dans des structures et fais des patrouilles chaque 2 semaines pour voir l’avancée du dossier, c’est l’État donc ce sera juteux. Prends juste tes études au sérieux. »
Bête que j’étais, j’ai cru à ce qu’ils m’ont dit. C’est ce que eux ils ont fait en leur temps pour avoir leur boulot donc ils me mettaient dans le même schéma. Or nous ne vivons pas à la même époque.

Savez-vous ce que ces mêmes parents m’ont demandé quand j’étais en fin de formation ??
« Combien d’Administration il y a au Bénin même et tu es allé faire cette filière ? ». Dieu merci, j’avais commencé à prendre conscience de la fausse route que j’avais pris un peu plus tôt.

Je ne veux pas me mettre à vous raconter tout ce que j’ai dû vivre à cause de ce choix que j’ai fait d’aller à l’Université sans avoir une activité qui puisse me permettre de joindre les deux bouts. Certaines personnes crient soit disant que l’Université est dure, qu’on chôme après, que les diplômes ne payent plus. Tout est vrai mais qu’est-ce qu’ils proposent à côté pour palier tout ça ? Je ne suis plus de ceux qui voient les problèmes et s’y tiennent. Je trouve des solutions et je continue mon chemin.

Si je prends la peine d’écrire toutes ces lignes, c’est pour que vous ayez une histoire enrichissante et belle à raconter d’ici quelques années ; que vous ayez le nécessaire pour ne dépendre de personne ; que vous n’ayez pas à vendre votre dignité pour survivre ; que vous n’ayez plus cette peur lorsqu’on dira qu’à votre sortie vous n’aurez rien à faire après vos diplômes.

Pour tout clore, j’aimerais vous faire quelques recommandations :

En toute chose, confiez-vous à Dieu, demandez lui de vous éclairer et de vous prêter main forte en tout et partout car je vous le dis en toute sincérité, vous n’irez pas bien loin et ne pourrez pas obtenir les résultats que vous désirez sans son aide. Il est plus fort que vous et moi.
Investissez en vous pas juste sur vous. Vous pouvez porter des vêtements chics et être vide comme un cercueil en fabrication chez le menuisier. Achetez des livres indispensables pour votre épanouissement.
Faites-vous de bons amis, des amis qui vous feront grandir.
Adhérer à des groupes de votre faculté ou école pour apprendre de nouvelles choses.
Bougez et sortez ou suivez ceux qui le font. Vous découvrirez beaucoup de choses que les quatre murs d’une chambre ne révèlent jamais.
Économisez ce que vous aurez gagné de vos activités. Travaillez sur des idées d’entreprise afin qu’à votre sortie, vous passez à une autre étape.

Avant dernière chose, vous apprendrez le reste en chemin

La fin des fins, faites-moi Momo ( Momo = Mobile Money : c’est une technologie qui permet aux gens de recevoir, de garder et de dépenser de l’argent en utilisant un téléphone portable) si mon plan marche. Et si ça ne marche pas me dites-vous ?
Bah, vous avez fait un choix inh. Assumez.

A la fin de cet article, je voudrais exprimer ma propre gratitude à Dieu qui ne cesse de faire des merveilles dans ma vie et qui m’insuffle chaque jour des pensées justes.

A ma mère, Aurélie ALLADAYE, entrepreneure dans l’âme, qui après ma licence, me fit cette confection : « S’il m’était encore permis d’avoir ton âge, j’irai apprendre (6) six différents métiers pratiques. Après quelques années, mon cœur préférera certains à d’autres et je vais plus me perfectionner en eux. Si tu espères qu’on t’appelle pour des stages ou pour un emploi, tu attendras toujours et pendant ce temps, le temps passe et tu n’ avances pas. Penses-y. » Elle m’inspire tant cette dame.

Un sincère merci à Mademoiselle Mondukpè OGBONIKAN la créatrice du blog de Mondukpè qui a accepté me laisser m’exprimer à travers son blog. Elle m’a pris comme un frère dès nos premiers échanges car, nous nous sommes rendus compte que nous partagions quelques passions communes. Je lui en suis infiniment reconnaissant.

Un grand merci à l’Abbé Serge GLITO qui non seulement n’a ménagé aucun effort pour corriger l’article mais aussi m’a mis en contact avec Mondukpè pour le faire parvenir au grand public.

Enfin, mon merci va à l’endroit de vous, chers lecteurs qui, depuis l’écran de vos smartphones, avez pris le temps de lire et de partager ce message avec vos proches. Une fois encore  » MERCI « .

“ N’allez plus à l’Université après le Baccalauréat. Attendez !!! ” Par AZIFAN Gbèdolo Éric Johannès.

Allo ?! vous êtes toujours là ? Génial ! un réel honneur pour moi de savoir que vous êtes restés jusqu’au bout. J’espère que vous avez pris du plaisir à parcourir ces lignes et que l’expérience partagé vous servira énormément. N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaires. 

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Merci et à la prochaine sur le blog de Mondukpè !

À vingt-cinq (25) ans, je vis toujours chez mes parents, que faire ?

Hello la famille, j’espère que vous allez bien. Dans mon article de ce jour, je vais vous raconté une histoire, l’histoire de Ousmane.

Ousmane,

Ousmane est un jeune homme de vingt-cinq (25) ans. Comme tout enfant normal, il a eu à faire des études universitaires. Mais malheureusement aujourd’hui , malgré les nombreux diplômes dont il dispose, il vit toujours sous le toit de ses parents et sans aucun travail fixe. Ceci est une situation vraiment difficile pour lui ainsi que pour sa famille qui s’est sacrifiée pour qu’il ait un avenir meilleur.

La plupart des personnes se retrouvent dans la même situation que Ousmane pour diverses raisons :

– elles sont soit au chômage,

– soit elles perçoivent un salaire minable, à peine de quoi se nourrir. Leur revenu ou situation financière ne leur permet pas d’être libre et de voler de leurs propres ailes,

– elles ont fait un mauvais choix de filière’filière peu porteuse),

– elles ont la peur de voler de leurs propres ails,

-elles ont peur de prendre leurs responsabilités,

-elles ne gagnent pas assez pour pouvoir prendre leur envol,

-elles sont au chômage, etc

Ces personnes deviennent alors un poids de plus pour leurs parents. Et c’est pas toujours facile à vivre. Et si tu as la malchance de tomber sur des parents incompréhensibles, tu es foutu! oui oui tu es foutu. Car ils n’hésiteront pas à te traiter de tous les noms, à te lancer des phrases dures, à te comparer à tes amis/es etc et ça, ça fait très très mal.

Cette partie me pousse même à vous parler rapidement de l’une de mes connaissances qui vit la même situation actuellement. La vie n’a pas du tout été tendre avec elle et pour des raisons cruelles, elle se retrouve dans une posture très délicate aujourd’hui. Elle vit toujours chez ses parents et laissez-moi vous dire que c’est pas la joie pour elle. Il ne se passe pas un jour sans que ses parents la traite de raté, d’incompétente, d’inutile, pire la maudisse.

Psychologiquement, elle n’en peut vraiment plus…Elle n’en a marre et passes toutes ces journées à pleurer et à se rabattre sur son sort. Néanmoins, j’ai quand même déjà eu à lui prodiguer quelques conseils pour qu’elle puisse une bonne foi pour toute quitter cet enfer et gagner enfin le respect de ses parents.

Bref, tout ça pour vous dire que c’est une réalité et que la plupart des gens qui se retrouvent sans le vouloir dans ce genre de situation souffrent énormément au quotidien. Certains vont même à se suicider parce qu’ils viennent à bout. Mentalement, ils n’en peuvent plus et perdent tout espoir. C’est le genre de personnes à s’engager très tardivement dans la vie et à avoir des enfants tards aussi.

Alors, comment sortir de cette galère, vivre une vie qui vous plait, gagner votre liberté et obtenir le respect de vos proches et de votre entourage? 

Le blog de Mondukpè en collaboration avec Skills, vous propose et vous prodigue  quelques astuces et conseils pour quitter ce cercle infernal afin de ne plus dépendre de vos parents ou de vos proches. Avant d’aller plus loin, découvrons rapidement Skills. Skills est une plateforme d’aide à l’insertion professionnelle et qui accompagne aussi les étudiants/es et les entrepreneurs à mieux se positionner sur le marché du travail en fonction de leurs talents et de leur mandat terrestre. Plus de détails sur le lien suivant : https://www.facebook.com/counsuling/ .

Revenons maintenant à nos moutons.

À vingt-cinq (25) ans, je vis toujours chez mes parents, que faire ?

Se retrouver sous le toit de ses parents à vingt-cinq (25) ans n’est pas encore une honte !

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Se retrouver sous le toit des parents à vingt-cinq (25) ans n’est pas encore une honte, mais c’est envisager y demeurer en dormant sur ses lauriers qui est dramatique. Depuis la création, le plan de Dieu est que l’Homme puisse à un moment donné de sa vie quitter le cocon familial pour prendre son envol et s’autonomiser.

Mais parfois on pense à tord que ce détachement est uniquement réservé à l’homme mâle, si bien que les femmes ne se mettent plus cette pression pour prendre leur vie en main. On les entend souvent dire « Même si moi je ne fais rien, un homme viendra me chercher ». Cependant, le mot grec qui traduit « quitter », c’est *KATALEIPO* qui veut dire : S’en aller de, se libérer ; et celui qui refuse de quitter devient l’esclave de celui ou de ceux sous qui il s’aggrippe. 

Lorsqu’on prend un arbre, on remarque qu’à un moment donné, les fruits quittent d’eux-mêmes les branches lorsqu’ils sont mûrs ; et c’est bien de cela qu’il s’agit : la maturité !! Mon frère, ma sœur, il faut qu’à un moment donné tu deviennes *mature* en prenant conscience que tu n’es pas appelé à être éternellement perché comme une cigale sur le toit de tes parents ; mais que tu dois aussi déployer tes ailes pour prendre ton envol.

Si science sans conscience n’est que ruine de l’âme, laissez-nous vous dire que maturité sans responsabilités n’est que corruption de l’âge! Eh oui, parce-qu’il ne suffit d’avoir 30 ans pour se dire responsable ; mais cette responsabilité doit se démontrer par les œuvres que vous produisez dans ta vie.

Quelles sont ces actes responsables que vous devez poser pour justifier votre maturité ?

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Planifiez vos objectifs à long terme.

Etre dans la maison de vos parents est une très bonne occasion pour vous de planifier et de définir vos objectifs de vie. On pense souvent que le fait d’être dans la maison de votre père vous épargnera le stress de prendre en charge un grand nombre de vos responsabilités. Vous avez ainsi l’opportunité de vous asseoir pour vous concentrer sur la façon dont vous voulez structurer votre vie dans un avenir proche.

Développez un effort conscient ou une habitude d’économiser vos revenus ou votre salaire.

C’est mieux que de les dépenser pour des raisons futiles et inutiles. 

Lorsque vous atteignez l’âge de vingt-cinq (25) ans, le niveau de confort que vous obtiendrez dans la maison de vos parents sera progressivement compromis. A chaque fois que l’occasion se présentera, ils ne manqueront pas de vous rappeler sans cesse que normalement vous êtes déjà indépendant, ce qui limitera certains de vos privilèges. Cela réveillera aussi en vous l’envie d’être indépendant/e une bonne fois pour toute.

Mais…dites-nous : comment voulez-vous avoir votre indépendance, si vous n’avez pas d’économies ou d’argent pour louer un appartement ou acheter vos ustensiles de cuisines par exemple ? 

Le fait de vivre chez vos parents jusqu’à un certain âge constitue un plus(pour vous) que vous devez être capable de tourner en votre avantage. Avantage dans ce sens que, vous n’avez pas de facture d’électricité ou d’eau à payer. Donc, vous avez largement le temps de vous construire et d’économiser.

Développez une compétence de qualité en dehors de l’éducation formelle.

Rassurez-vous, on ne dit pas que l’éducation n’est pas importante. Juste qu’il est plus préférable et plus sûr d’avoir une compétence (formelle ou informelle) en dehors de l’éducation. Plus les jours passent, plus la population augmente, plus la vie devient plus chère, plus il y aura moins d’emplois disponibles. 

Alors, développez de nouvelles compétences serait la meilleure chose à faire. Car, si vous êtes suffisamment qualifiée, vous pourrez répondre à vos besoins ou désirs avec les compétences que vous avez acquises (en vous lançant peut-être dans l’entrepreneuriat ou en freelance).

Arrêtez de vous plaindre.

Cette partie est destinée à toutes les personnes qui pensent à tort qu’ils vivront chez leur parent toute leur vies, ces personnes qui ne sont pas du tout reconnaissantes envers leurs parents, ces personnes qui pensent que leurs parents leur doit tout et que la seule erreur qu’ils ont commis a été de les enfanter.

Arrêtez de vous plaindre de ce que vos parents ne font plus pour vous, car ils se sont déjà sacrifié en vous mettant à l’école ; ils vous ont hébergé sous leur toit ; ils vous ont nourri et engraissé jusqu’à ce que vous devenez le gros gaillard/la grande gaillarde que vous êtes aujourd’hui.

Il est maintenant tant que vous prenez le relais, et que vous leur allèger les tâches. Arrêtez donc de vous comporter comme un nourisson qui râle à longueur de journée juste pour qu’on lui donne son bibéron ; mais fabriquez vous-même votre lait. Ce qui revient à faire ce qui suit : 

  • Mettez vos mains à l’oeuvre.

Mettez vos mains à l’oeuvre, car c’est l’oeuvre de vos mains qui vous rendra indépendant et prospère (Cf. Psaumes 128:2). Trouvez-vous de quoi vous occuper, soit en cherchant un boulot , ou soit en monétisant vos talents ; mais ne restez pas les bras croisés. Même en créant l’homme, Dieu ne l’a pas laissé oisif; au contraire il lui a demandé de cultiver le jardin, bien que par Sa Puissance, il avait la capacité de faire pousser la plantation sans l’intervention de l’Homme.

Sachez que les bénédictions que Dieu a prévues déverser dans votre vie ne viendront pas de la récolte issue du travail des autres ; mais de ce que vous aurez semé par l’oeuvre de vos propres mains. Alors bougez-vous et allez travailler !!

  • Prenez soin de votre famille.

Prendre soin de sa famille, car « si quelqu’un ne prend pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle »_ ( *1 Timothée 5:8*).

Une personne responsable ne s’attend pas à ce que les autres prennent soin de lui;  il cherche plutôt non seulement à se prendre en charge, mais à subvenir également aux besoins de sa famille.

Même en tant que femme, tu ne dois pas t’attendre à l’argent d’un homme pour prendre soin de tes parents ; mais tu dois être assez autonome pour assurer les charges de ta famille avec ce que tu gagnes à la sueur de ton front. Ce n’est que comme ça que tu pourras obtenir non seulement le respect de tes parents, mais également de l’homme avec qui tu es. 

Vous savez donc ce qui vous reste à faire : si vous avez plus de vingt-cinq (25) ans et que vous squattez toujours chez les parents, il est temps pour vous de mûrir afin de vous détacher de l’arbre familial. Et cette maturité commence par un renouvellement de mentalité, où vous devez désormais vous positionner comme un pêcheur et non comme un consommateur de poissons.

Vous retrouver à un moment sous la responsabilité n’est pas une excuse pour devenir une sangsue ; mais c’est une opportunité qui t’es donnée pour aiguiser ton sens de responsabilités , et faire de vous un meilleur leader demain. Alors, après avoir été longuement perché, cherchez à affronter les airs pour exercer tes ailes.

Alors, Ousmane si tu nous lis tu sais ce qui te reste à faire !

Pour finir cet article je tiens à transmettre mes sincères remerciements à Skills pour  sa contribution sur cet article. Nous espérons que ça en aidera beaucoup d’entre vous et que vous en ferez très bon usage.

Et vous? Vivez-vous toujours chez vos parents ? Partagez votre expérience avec nous en commentaire. 

NB : cet article s’adresse uniquement à toutes les personnes qui aujourd’hui vivent indépendamment de leur volonté toujours chez leur parent.

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🚨Incroyable dilemme

Coucou j’espère que vous allez bien et que vous avez bien débuté votre week-end. Moi ça va super bien. Heureuse de vous retrouver à nouveau.

Pourquoi incroyable dilemme ?

Nous avons tous des problèmes au quotidien, parfois on fait face à des situations qui dépassent tout entendement. On reste là stoïque à se demander quoi faire, on a peur d’en parler à nos proches de peur qu’on nous juge.

Certaines personnes ne pouvant pas supporter préfèrent mettre fin à leur vie. Et moi je trouve que c’est triste car il y a toujours une solution. Personne n’est parfait. Et tant qu’on vit il y a toujours de l’espoir.

J’ai alors décidé pour venir en aide à toutes ces personnes qui vivent le martyr au quotidien de créer une catégorie «  incroyable dilemme » sur mon blog. Chaque semaine où chaque mois, je posterai anonymement les dilemmes de chacun et ensemble on trouvera une solution.

Alors, si vous vivez des situations vraiment difficiles en ce moment et que vous ne savez pas quoi faire, n’hésitez pas à me raconter votre histoire pour que je la reposte anonymement sur mon blog.

Vous pouvez me contactez par mail : mondukpepro@gmail.com ou par Whatsapp.

PS : Rassurez-vous, tout se fera dans l’anonymat et dans la confidentialité absolu. Votre vie privée sera respectée.

Bonne suite de confinement à tous. Et surtout restez chez vous.

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Toute mon enfance, j’ai été victime d’harcèlement scolaire

C’est la première fois en quinze ans que je m’exprime sur ce traumatisme de mon enfance. Pouvoir aujourd’hui, avoir l’occasion de mettre des mots sur cette torture que j’ai vécu, les différentes émotions que j’ai ressenti est un grand soulagement pour moi.

Je vous parlerai uniquement des deux harcèlements qui m’ont le plus marqué.

Toute mon enfance, j’ai été victime d’harcèlement scolaire.

Tout a commencé quand j’étais encore au cours primaire. J’étais au CM2. Il y avait un jeune garçon teint claire , un peu élancé du nom de Patrick(et oui je n’oublierai jamais son prénom), qui était dans la même classe que moi.

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Très vite je suis devenue sa cible numéro 1

Je ne sais pas comment ça s’est fait mais du jour au lendemain je me suis retrouvée prisonnière de lui. J’étais comme sa chose. Il ne me lâchait pas d’une semelle. Il était tout le temps derrière moi à me vouloir du mal physiquement, il me dérangeait tout le temps et me piquait des trucs .

C’était juste horrible. J’en étais arrivée au point de le craindre. Limite je le fuyais. Quand je le voyais de loin parfois , je courrais me cacher pour qu’il ne me remarque pas. Même scénario quand on finissait les cours, je me sauvais très vite pour qu’il ne me rattrape pas.

C’était atroce de vivre dans cette peur constante. Chaque jour, aller à l’école était devenu un enfer, un fardeau pour moi. Je n’avais aucun moyen de me débarrasser de lui si ce n’est le fuire ou l’éviter.

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Je vous vois tous déjà les yeux rivés sur vos écrans à vous demander : mais pourquoi tu ne l’as pas dénoncé à l’école ? Pourquoi tu n’as rien dit à tes parents ? Et bien, je vais vous répondre !

Par rapport à l’école, je n’osais pas aller le dénoncer car il me menaçait. Je ne pouvais pas. J’avais tellement peur de lui…

En ce qui concerne mes parents, ils m’ont banalisé, ils n’ont pas du tout donné de l’importance à mes plaintes. Les choses sont alors restées telles quelles et j’ai dû surmonter ça toute seule. Ce fût l’année la plus traumatisante de toute ma vie .

Avez-vous une idée de ce que c’est que de se sentir emprisonner et de ne pouvoir rien faire pour s’en sortir ? C’était le plus frustrant. J’ai pu laisser tout ça derrière une fois après avoir obtenu mon cep.

Pluf ! Mais quel soulagement, ouf

Arrivée au collège je me suis dit que j’en avais fini et que tout ça n’était plus qu’une mauvaise aventure. Mais en fait NON. Je me suis réjouie un peu trop vite.

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Pour une deuxième fois, j’étais encore la cible de quelqu’un d’autre et cette fois-ci c’était une fille. Jamais un sans deux comme on le dit ! Elle se nommait Fedes(je n’ai pas non plus oublié son nom) . Son cas à elle était le pire. Elle m’a malmené mais comme jamais .

Je sortais des cours les larmes aux yeux de peur qu’elle me fasse encore la misère. Des fois à la sortie du collège, pour rentrer, soit je marchais soit je me prenais un zem(un zem c’est comme un taxi-moto qui nous aide pour nos divers déplacements en échange d’argent). Je me rappelle encore de ces scènes comme si c’était hier.

J’appellais plus de 6 zems le même jour. Elle leur disait à tous sans exception de ne pas me prendre, que je ne voulais pas prendre de zem et leur demandait de s’en aller . Mais qu’est-ce que j’en ai bavé avec celle-là. Pourtant je ne lui ai jamais rien fait.

Tellement je n’en pouvais plus cette fois-ci, j’étais à bout. Je décide encore pour une deuxième fois d’en parler aux parents en gardant dans un coin de ma tête qu’il se peut qu’ils ne réagissent pas comme la première fois. Mais grande fût ma surprise quand ils m’ont cru et ont décidé d’agir.

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Il a fallu qu’ils interviennent pour qu’elle me lâche enfin une bonne fois pour toute. Jusqu’à l’heure où je vous écris les lignes de cet article, je n’ai jamais compris pourquoi j’étais une proie facile pour ce genre d’individus.

J’avoue, j’étais plutôt une fille très timide, assez réservée et renfermée sur elle-même, qui ne parlait presque pas et qui était toujours dans son coin. C’était peut-être pour ça.

Ce qui a été le plus dur , c’est d’avoir eu à surmonter cela toute seule. Des séquelles psychologiques, j’en ai gardé jusqu’à aujourd’hui et cela interfère dans ma vie sociale comme privée.

Je déteste qu’on me dérange, qu’on m’envahisse, qu’on me colle, ou qu’on soit très insistant avec moi, parce que quand c’est comme ça j’ai l’impression de revivre mon enfance(et ça c’est juste pas possible).

Quand je tombe sur des petits amis très câlins par exemple, qui aiment tout le temps le contact, les taquineries, moi ça m’insupporte du plus profond de mon être. Du coup, même si c’est un mec bien , je préfère mettre fin à la relation. Car mon tout premier harceleur était vraiment physique avec moi.

Les gens ne comprennent pas toujours et trouvent que je sois comme ça. Mais bon qu’est-ce que j’y peux ? Je donnerai tout pour ne pas revivre ces périodes de mon enfance.

L’harcèlement scolaire est réel.

L’harcèlement scolaire est réel, ce que j’ai vécu est réel. C’est un vrai problème qui doit être plus sérieusement pris en compte. Car certains enfants ou adolescents/es préfèrent se donner la mort quand ça devient trop dure à gérer pour eux. Tous n’ont pas un mental d’acier pour y faire face.

Et non seulement ça, cela a de graves répercussions sur le rendement scolaire de ces derniers.

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Alors, chers parents, chers éducateurs, chers instituteurs, chers frères, chères sœurs, chers amis/es, l’harcèlement scolaire est belle et bien réel. J’en suis une preuve palpable. Quand vous obtenez des cas de plaintes, ne les négligez surtout pas et faites ce qu’il faut.

Les parents, soyez beaucoup plus à l’écoute, attentive et virgilents avec vos enfants. N’hésitez pas à employer les grands moyens pour défendre et sauver votre enfant coûte que coûte.

Car subir un harcèlement est la chose la plus horrible pour un être humain encore moins pour un enfant. C’est un vrai calvaire que vivent les victimes au quotidien. Même si moi je n’y ai pas laisser ma vie, quinze plus tard j’en paye toujours les conséquences.

Et vous ? Vous en avez déjà été victime ou l’un/e de vos proches l’a t-il/elle déjà été ? Comment avez-vous gérez la situation ?

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